(MÊME MAINTENANT CE NE SERAIT PAS TROP TARD)
Le pouvoir exige des corps tristes. Le pouvoir a besoin de tristesse parce qu’il peut la dominer. La joie, par conséquent, est résistance, parce qu’elle n’abandonne pas.
Gilles Deleuze
CRÉATION OCTOBRE 2027 AU TAPS LAITERIE (STRASBOURG)
Projet parrainé par le Salmanazar dans le cadre du Festival Fragments 2025
Projet parrainé par le TAPS Strasbourg et le Salmanazar dans le cadre de Quint’essence 2026





Festival Fragments #13 © Marie Charbonnier
Dans la salle d’un théâtre, cinq universitaires nous accueillent à leur séminaire : L’Allemagne des années 1930 au regard de la montée des totalitarismes contemporains. Tout ce que ces personnages nous disent est vrai, mais ils et elles portent en elles·eux un mensonge. Car ces historien·ne·s sont en réalité une troupe d’artistes de cabaret, des figures poétiques et expressionnistes – une conteuse, un comédien, une danseuse, un musicien et un écrivain – qui ont enfilé les costumes du savoir académique pour attirer notre attention. Mais peut-être que leur vraie essence reprendra le dessus, et que le cabaret reprendra ses droits. Car derrière les idées il y a les corps, dans la résistance il y a la joie, et sous les cendres se logent quelques paillettes.
Nous aurions dû crier comme des fous est le troisième volet d’un cycle théâtral consacré à la violence et la réparation. En nous intéressant à la violence fasciste du IIIe Reich, nous ouvrons aussi la brèche de la violence qu’on ne veut pas voir, celle qui se loge peut-être déjà en nous. En se rassemblant autour de la question de la complicité passive, nous espérons dépasser la sidération de l’histoire qui se répète et proposer une émancipation collective, aussi joyeuse que radicale.
D’après la vie, l’oeuvre ou les travaux de
Pierre Ayçoberry, Charlotte Beradt, Bertolt Brecht, Claude Cahun et Marcel Moore, Johann Chapoutot, Valeska Gert, Victor Klemperer, Erika Mann, Klaus Mann et Peter Weiss
Conception, Mise en scène Manon Ayçoberry
Dramaturgie Camille Falbriard
Avec Chloé Aubert, Pasiphaé Le Bras, Audran Morancé, Louison Rieger et le musicien Arthur Dupuy
Composition musicale Agathe Lavarel
Scénographie, costumes Salomé Vandendriessche
Lumières Kim Chowanek
Administration, production Émilie Frémondière


Production L’ONDE
Coproductions TAPS – Théâtre Actuel et Public de Strasbourg, L’Étincelle – CA Saint-Dié-des-Vosges, Agence culturelle Grand Est, La Pokop (Strasbourg), Festival Fragments, Le Salmanazar (Épernay), Espace Rohan (Saverne)
Soutiens La Loge (Paris), Quint’Est, réseau spectacle vivant Bourgogne Franche-Comté Grand Est, Région Grand Est, Ville de Strasbourg, DRAC Grand Est (en cours)
La compagnie L’ONDE est conventionnée de 2026 à 2027 par la Région Grand Est au titre du Soutien aux émergences.
Calendrier
saison 2026-2027
13 octobre 2026 : Espace des Arts, Scène nationale Chalon-sur-Saône (71) -Présentation de projet dans le cadre de Quintessence 2026
3 novembre 2026 : L’Étincelle, Saint-Dié-des-Vosges (88) – Sortie de résidence
27 novembre 2026 : La Pokop, Strasbourg (67) – Sortie de résidence
saison 2025-2026
15 – 16 octobre 2025 : Théâtre Silvia Monfort, Paris (75) – Présentation de maquette dans le cadre du Festival Fragments
5 – 6 novembre 2025 : Le Salmanazar, Épernay (51) – Présentation de maquette dans le cadre du Festival Fragments
2 avril 2026 : Agence culturelle Grand Est, Sélestat (67) – Sortie de résidence

© collages : cloche colle
