L’ONDE

L’ONDE est une compagnie de théâtre strasbourgeoise, portant les créations de la metteuse en scène Manon Ayçoberry. Autour d’elle gravite un noyau d’artistes associé·e·s au projet de la compagnie : Chloé Aubert, Camille Falbriard, Agathe Lavarel, Pasiphaé Le Bras et Audran Morancé.

Dans un esprit de pluridisciplinarité et d’expérimentation, L’ONDE place au cœur de sa démarche artistique les dramaturgies sonores et défend un théâtre contemporain ouvert à la rencontre avec d’autres matériaux (musique, performance, littérature, danse, arts martiaux, cabaret…). Flirtant volontiers avec le documentaire, L’ONDE sonde le continuum entre réel et fictionnel.

Notre théâtre souhaite faire avec le monde, refaire le monde, être défait, convaincre et trouver convaincu, s’organiser, détruire les conséquences de ses orientations, objecter, parlementer, s’allier, être débordé*.
L’interrogation des liens entre l’intime et le politique, la violence et la réparation, le texte et la musique, les corps et les idées, traverse nos différents objets scéniques.

En 2021, nous créons Entre les deux il y a Gênes, un spectacle documentaire, entre théâtre et création radiophonique, d’après Fausto Paravidino et Mathieu Riboulet. En février 2024 nous créons Première répétition, une petite forme mêlant performance, documentaire et concert, retraçant ce qui s’est joué entre la naissance et la mort d’un groupe de musique expérimentale.
En juin 2025 nous créons Deux ou trois choses dont je suis sûre, d’après le texte de Dorothy Allison, dans un dispositif mêlant théâtre, musique, littérature et arts martiaux.

En septembre 2025, nous démarrons les répétitions de Nous aurions dû crier comme des fous (Même maintenant ce ne serait pas trop tard) une création s’emparant des outils théâtre documentaire et du cabaret qui, d’après la vie et l’oeuvre d’une constellation de figures tel·le·s Charlotte Beradt, Viktor Klemperer, Erika et Klaus Mann, Peter Weiss, interrogera la résistance et la complicité passive face à la montée du nazisme. Le spectacle est prévu pour l’automne 2027.

L’ONDE est ou a été soutenue par la DRAC Grand Est, la Région Grand Est, la Ville de Strasbourg, la Ville de Paris, Les Plateaux Sauvages, La Pokop et le festival Démostratif. La compagnie est parrainnée par le Salmanazar – Épernay pour la 13e édition du festival Fragments et est associée à l’Espace Rohan – Relais culturel de Saverne dès la saison 25/26.

manon
Ayçoberry

Diplômée de Sciences Po Paris, formée à l’art dramatique, à la composition et au chant au Conservatoire Erik Satie (Paris 7ème), Manon Ayçoberry est metteuse en scène, comédienne et parfois musicienne. Attachée à un théâtre engagé toujours en mouvement, elle développe une pratique croisant spectacle vivant, recherche documentaire et expérimentation.
En 2019 elle crée avec Zoé Labasse Protection, tout juste le temps de commencer, d’après Anja Hilling. En juillet 2021, elle crée Entre les deux il y a Gênes – d’après Fausto Paravidino et Mathieu Riboulet – aux Plateaux Sauvages dans le cadre du Tremplin Propulsion, et reçoit le Prix du Jury et le Prix du Public. En 2023, elle est lauréate Artist in Residency de la European Theatre Convention et intervient au European Theatre Forum d’Opole (Pologne). Elle assiste également à la mise en scène Nils Strunk pour l’adaptation de Mephisto de Klaus Mann et Lily Sykes pour Montag de Kate Tarker au Badisches Staatstheater de Karlsruhe (Allemagne). En 2024, elle crée Première répétition à Longueur d’ondes (Brest), une performance-concert écrite, mise en scène, composée et interprétée collectivement avec Camille Falbriard, Zoé Labasse et Siloë Saint-Pierre. Sa nouvelle création, Deux ou trois choses dont je suis sûre d’après Dorothy Allison, mêle théâtre, musique et arts martiaux et a vu le jour le 3 juin 2025 à La Pokop dans le cadre du festival Démostratif.

CHLOÉ
AUBERT

Après des études au Conservatoire Régional de Toulouse et un Certificat d’Études Théâtrales obtenu en juin 2021 au Conservatoire Jean-Philippe Rameau (Paris 6ème), Chloé Aubert développe son activité de comédienne, metteuse en scène et plasticienne.
Elle est comédienne dans Deux ou trois choses dont je suis sûre après avoir été dirigée par Manon Ayçoberry et Zoé Labasse dans Protection, tout juste le temps de commencer d’après Anja Hilling en 2019, première création de la compagnie L’ONDE. Elle joue également dans La Crise, mis en scène par Nora Hamama.
Elle met en scène Comment se disent bonjour les chiens, spectacle créé en août 2022, lors de la première édition du festivalet, événement théâtral et musical en milieu rural, porté par la compagnie le talus, dont elle est directrice artistique. Elle travaille entre Paris et l’Aveyron, dont elle est originaire. Elle s’intéresse au théâtre documentaire, à la culture populaire occitane et aux écritures contemporaines.

Camille falbriard

Après des études de cinéma à l’Université de Strasbourg et de théâtre au Conservatoire d’art dramatique de Colmar, Camille intègre la quatrième promotion de l’École Supérieure de Théâtre de Bordeaux en Aquitaine (Éstba, 2016-2019). Ces trois années riches et denses lui permettent d’éprouver de multiples approches du plateau, au contact d’artistes et intervenant.es aussi différent·e·s que bouleversant·e·s : Claude Degliame, Bénédicte Billet, Jean-Yves Ruf, Philippe Boulay, Franck Vercruyssen, Sylvain Creuzevault…
Une fois diplômée elle retourne à Strasbourg où elle retrouve plusieurs familles de théâtre : la Cie Quai Numéro Sept, créée et dirigée par Juliette Steiner, avec qui elle monte Services, H-S, ainsi qu’Une Exposition, le Collectif Latéral de Sécurité, avec qui le spectacle entièrement improvisé La Thérapie voit le jour en avril 2022, et la compagnie L’ONDE, dans Première répétition, qu’elle co-écrit, et pour la nouvelle création de Manon Ayçoberry, Deux ou trois choses dont je suis sûre d’après Dorothy Allison.
Elle travailler également avec la Compagnie des Figures à Bordeaux, pour la création du spectacle Jeanne & Gilles : demain encore l’Apocalypse, et le Deug Doen Group dans le spectacle Glovie, mis en scène par Aurélie Van Den Daele, qui tourne encore aujourd’hui.

AGATHE
LAVAREL

Agathe Lavarel est une compositrice, arrangeuse, flûtiste, chanteuse et productrice.  Son travail mêle écriture orchestrale, électronique et textures expérimentales, avec une attention particulière aux voix et à la flûte.
Elle a composé pour une vingtaine de courts-métrages, animations et jeux vidéo, ainsi que de la musique additionnelle pour des séries TF1 (Joseph). Ces dernières années, elle a reçu plusieurs prix, notamment le prix du Label Compo 2025 décerné par la Maison du film et une Mention Honorable en tant que Jeune Talent Européen à Soundtrack Cologne pour son travail de compositrice. En 2025, elle sort Michicant avec Kalupto, arrange L’Orage de PV NOVA pour la Curieuse Soirée, et compose et interprète la musique du spectacle Deux ou trois choses dont je suis sûre, mise en scène par Manon Ayçoberry. Lauréate du prix « J’explore » de La Nouvelle Onde (2023) et du 1er Prix Allia (2022), elle est diplômée d’un master en composition à l’image entre le CNSMD de Lyon et l’Université de Montréal.

PASIPHAÉ
LE BRAS

Pasiphaé, diplômée d’un master de recherche en théâtre et danse, s’est formée en théâtre au Conservatoire Erik Satie (Paris 7ème) sous la direction de Félix Pruvost. En parallèle, elle y a développé sa pratique de la danse contemporaine en composition instantanée avec Nadia Vadori-Gauthier, et est certifiée de la méthode de danse-performance, Corps Sismographe. Elle a poursuivi ce travail chorégraphique dans le cadre de formations avec Nach, Joachim Maudet et Julyen Hamilton. Depuis trois ans, elle travaille avec le Collectif La Castagne, la compagnie URDIN de Juliet Darremont-Marsaud, et la compagnie strasbourgeoise L’ONDE de Manon Ayçoberry. Ainsi, elle joue dans le spectacle de théâtre documentaire et radiophonique Entre les deux il y a Gênes de Manon Ayçoberry (2022) et dans la création Deux ou trois choses dont je suis sûre (2025) mêlant théâtre, création sonore et arts martiaux. Elle joue et danse dans le solo sur les femmes de marin, Je ne suis pas de celles qui meurent de chagrin (2026) mis en scène par Juliet Darremont-Marsaud et mène avec elle le projet de recherche performative Être la mer en tant que lauréate du dispositif Création en cours des Ateliers Médicis.

AUDRAN
MORANCÉ

Audran Morancé débute sa formation de comédien en 2018 au Conservatoire Erik Satie (Paris 7ème), sous la direction de Félix Pruvost, et sort diplômé en 2022. C’est pendant ces années qu’il rencontre Manon Ayçoberry (artiste et metteuse en scène) et rejoint la compagnie L’ONDE comme comédien pour le spectacle Entre les deux il a Gênes (Prix du Jury et Prix du Public Propulsion).
Audran poursuit ensuite des études au Conservatoire à Rayonnement Régional de Paris, dont il sort diplômé en 2024. Il suit plusieurs stages avec Raouf Raïs avec lequel il participe au Train fantôme au Théâtre 13 en 2023.
Il rejoint en 2022 la compagnie Inspire Expire, dirigée par Salomé Blaise pour la création d’un spectacle jeune public, et poursuit en 2023 son travail avec Manon Ayçoberry au sein de L’ONDE, comme collaborateur artistique et technique sur le projet Deux ou trois choses dont je suis sûre.

* Olivier Neveux, Contre le théâtre politique